11.05.2008

Deux jours à tuer, de J.Becker

1154306080.jpgFan de Becker, c'est avec enthousiasme que je suis allé voir son dernier film «Deux jours à tuer». « Les enfants du Marais » est encore présent dans mon esprit et suis impatient de voir la dernière production de ce réalisateur talentueux.

Calé dans mon fauteuil, j'assiste à une histoire incroyable, à une tranche de vie invraisemblable, et passe du rire aux larmes. Les yeux mouillés, la salle écoute attentivement la chanson du générique de fin « Le temps qui reste ». Adroitement, la lumière ne se rallume qu’à la dernière note de ce texte émouvant dit par Serge Reggiani. Les spectateurs sortent en silence, retiennent leurs larmes, la gorge nouée, l'émotion est palpable.

Ce film est de la même trempe que « Les enfants du marais » ou de « Dialogue avec mon jardinier », il y est question de gens authentiques, sincères et touchants. L’histoire est traitée tout en émotion, et l’adaptation du roman (Deux jours à tuer de François d’Epenoux) est totalement réussie.

Le dernier film de Becker est tout simplement génial, et A. Dupontel est, ici, aussi émouvant que fabuleux. Sa performance est portée par des répliques cinglantes, percutantes, désarmantes, face à une Marie-Josée Croze douce, patiente et tragique dans le rôle de l’épouse aimante et dépassée par les événements.

La seconde partie du film se déroule dans les décors naturels de l'Irlande, avec ses paysages sauvages et sa lumière de rêve. On y retrouve un Pierre Vaneck plus que crédible en homme bourru et solitaire. Malgré quelques indices au cours du film on ne comprend vraiment les motivations d' Antoine (Dupontel) que dans la seconde partie du film.

Du grand Becker …


L’intrigue

Antoine, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, des enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il quitte son travail et se fâche avec ses amis il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que se passe-t-il chez cet homme pour qu'il change radicalement ?

G. Briffoteaux

Vanves le 10 mai 2008

29.02.2008

Juno

1249970646.jpgL'histoire

Elle est ce qu’on appelle un tempérament, jeune fille de 16 ans, «Juno» a du caractère, et n’envoie pas dire ce qu’elle a à dire. Pourtant, sous ses airs de dure, elle se cherche et a même beaucoup de mal à se trouver. Alors que les autres filles du lycée passent leur temps à chater sur Internet ou à zoner au centre commercial, Juno se distingue et fait figure d'originale. 

Plus pour vaincre son ennui que par amour, elle finit par coucher avec Bleeker, garçon sympa mais sans ambition. Lorsqu’elle se retrouve enceinte, ce qu’elle ne souhaitait pas vraiment, contre toute attente elle gère avec réalisme, philosophie et humour, sa grossesse et décide de ne pas avorter. Elle se met en quête de trouver un couple de parents adoptifs qui pourra s'occuper de son bébé. Elle consulte les petites annonces du journal local, et repère « Mark et Vanessa Loring » qui rêvent d'adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring.

Face aux épreuves, Juno, du haut de ses 16 ans, fait preuve de discernement et de détermination ….


Rien qu'un avis, le mien...

L’histoire de ce petit bout de femme plein d’entrain est une réflexion douce-amère sur la grossesse non désirée, la paternité, l’avortement, la famille et avant tout une bouffée de fraicheur et un hymne à la vie.

Ce film, qui met en cause les codes de la société américaine, dans lequel les personnages s’imaginent combattre les conventions et les usages, en mettant de la fierté, souvent surfaite et risible, à parler de sexe, à avaler du bourbon ou à regarder des films gores, finit pour ouvrir des portes que l’on supposait fermées.

Aucune leçon de morale à lire en filigrane de ce film non dépourvu d’éthique.


Le 01 mars 2008

30.01.2008

Le Grand Meaulnes

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Certes, ce film n'est pas franchement nouveau, mais je le trouve d'une grande beauté, et l'atmosphère qui s’en dégage rappelle un peu celle du film de B.Tavernier «Un dimanche à la campagne», et mérite de figurer en bonne place dans nos DVDthéques.

Ce film, tiré du  roman de Alain-Fournier écrit en 1913 et dont l'histoire émouvante, inspirée de la vie même de l’auteur, s’appuie sur la force des sentiments que sont l'amitié, l'engagement de la parole donnée, la fierté, la construction de soi.


Les acteurs dont Jean-Baptiste Maunier, Nicolas Duvauchelle, Clémence Poésy, Jean-Pierre Marielle et Philippe Torreton, sont bonnement prodigieux.

Une excellente adaptation de Jean - Daniel Verhaeghe du chef-d’œuvre d’Alain Fournier. Un film d’une grande sensibilité à voir en famille.


L'histoire...


François, quinze ans, narrateur du récit, est le fils de M. et Mme Seurel, instituteurs de Sainte-Agathe, en Sologne. Il fréquente le Cours Supérieur qui prépare au brevet d’instituteur. Un mois après la rentrée, un nouveau compagnon de dix-sept ans vient habiter chez eux.  «L’arrivée d’Augustin Meaulnes fut pour moi le commencement d’une vie nouvelle » écrit François. La personnalité mystérieuse d'Augustin, que les élèves appellent bientôt «le grand Meaulnes», va troubler le rythme monotone de l'établissement scolaire et fasciner tous les élèves. 


Le 30 janvier 2008


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