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23.04.2008
Manifestations de lycéens ou d'enseignants ?
Une fois encore les manifestations lycéennes sont détournées par la défense des intérêts conceptuels des syndicats d’enseignants qui bénéficient, en la circonstance, du secours d’organisations de parents d’élèves et des organisations lycéennes de gauche (FIDL et l’UNL).
La manipulation des lycéens par les représentants syndicaux de l’Education nationale en réaction à la possible remise en cause de leurs privilèges, entraîne ipso facto l’immobilisme des pouvoirs politiques face à cette superstructure. Notre pays, plutôt mal positionné sur l’échelle de la qualité de l’enseignement, et ce ne sont pas les moyens, énormes, alloués à l’enseignement qui sont en cause, mais uniquement le ratio entre les moyens mis en œuvre et les résultats attendus.
Comme d'habitude, c’est encore et toujours le porte-monnaie des contribuables qui sera sollicité pour pallier à la menace des syndicats qui, eux, ne se préoccupent que de leurs propres avantages corporatistes.
Dociles et anesthésiés par les médias, les français ont pris une telle habitude de cet état de faits qu’ils n’ont même plus conscience de vivre dans un des seuls pays au monde, avec la Chine, la Corée du nord et Cuba, ou les lois et les comportements sociaux sont dictés par une philosophie politique marxiste conceptrice de misère.
Que le gouvernement soit aujourd'hui de droite ne changera rien à l’affaire, et, Darcos, tout comme ses prédécesseurs, reculera, lui aussi, devant les syndicats…
Vanves le 23 avril 2008
11:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vanves, education nationale, enseignants, fonctionnaires, lycéens, politique



Commentaires
La contestation, cru 2008, va tenter, vainement, de se hisser à la hauteur de son aînée quarantenaire. Non point qu’il faille, raisonnablement, trouver une quelconque filiation idéologique entre ces deux ires estudiantines, mais la comparaison instinctive s’imposera si l’ampleur des grognes printanières se dessine.
A ceux qui voulaient mettre à bas le système social des Trente Glorieuses, répondent aujourd’hui les adversaires de toute atteinte aux effectifs en charge de l’enseignement public. Pas d’envolées politico lyriques dans cette défense du statu quo : juste le souci de l’immobilisme, à défaut de pouvoir obtenir un plus-de-dépenses non assuré d’engendrer de meilleures performances.
« Rétablissement des postes supprimés et [de] ceux transformés en heures supplémentaires ; pas plus de 25 élèves par classe ; maintien du BEP et de la carte scolaire ; rétablissement des filières, options et classes supprimé[e]s ; embauche des personnels nécessaire[s] ; régularisation des élèves sans-papiers ; non application du rapport Pochard. » : voilà l’appel de la coordination nationale lycéenne. (http://lille.indymedia.org/spip.php?article12673).
Pour contribuer à leur mouvement, utile au regard d’acquis déficients, je leur ai signalé, entre crochets, trois belles fautes dans leurs revendications. Juste pour rire…
Cf. la suite de l'article « Le ramolli mois de "mais !" »
Ecrit par : Decrauze | 24.04.2008
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